Temples d'Abou Simbel

L'Egypte des pharaons n'a pas fini de faire parler d'elle. Les temples d'Abou Simbel figurent parmi les vestiges de son glorieux passé. Situés dans l'actuel gouvernorat d'Aswan, au sud du pays, ces deux monuments historiques ont été bâtis au cours du règne de Ramsès II.

La notoriété historique de ces antiques lieux de culte attire chaque année les passionnés d'archéologie, de découverte et d'histoire. Trophées symbolisant la force de Ramsès le Grand, ils continuent à susciter la curiosité de leurs visiteurs. Et les mystères qu'ils referment alimentent les recherches des archéologues du monde entier.

Ils avaient été menacés par les eaux vers les années 60. Mais grâce à l'initiative de l'UNESCO, ces patrimoines mondiaux ont pu être préservés.

Histoire

Au cours son règne, le pharaon Ramsès II avait entrepris plusieurs grandes constructions à travers l'Egypte, notamment à Nubie. Suite à sa victoire au terme de la guerre de Qadesh, qui l'opposait à l'empire hitite, il s'éleva lui-même au rang de dieu et décida de construire deux temples dédiés à son culte, celui de sa femme Néfertari et aux dieux Amun, Ra-Horakhty, Ptah et Hathor.

Il avait choisi la Nubie pour ce projet digne d'un grand monarque. En effet, la région avait été conquise vers -1504 et renfermait d'importants gisements d'or et de denrées précieux pour le commerce. Par ces imposantes infrastructures, il affirmait sa suprématie à la population locale et renforçait son trône.

Les collines sacrées de Méha et d'Ibshek avaient été désignées pour accueillir le projet royal. Les travaux débutèrent ainsi vers -1264 pour ne s'achever qu'en -1244, soit près de 20 ans.

Bon nombre de cérémonies religieuses y ont été données. Les prêtres honoraient l'ascension du roi parmi les divinités mais aussi ses prouesses de guerre. Au fil des siècles, ils diminuèrent et cessèrent. Et les lieux de culte semblaient peu à peu tomber dans l'oubli et ont été progressivement envahis par le sable.

En 1813, l'archéologue suisse Jean-Louis Burckhardt l'a redécouvert au cours d'une expédition. L'intérêt pour le temple renaît alors, et les chercheurs du monde entier veulent en percer les mystères.

Vers les années 1960, le président égyptien Gamal Abdel Nasser voulait initier la construction du haut barrage d'Assouan sur le Nil. Le projet allait donner naissance au futur lac Nasser. Cependant, le chantier mettait en péril les deux temples du roi Ramsès II. Les deux chefs-d'oeuvre ont alors été mis à l'abri de l'eau à travers un vaste projet de l'UNESCO. Ils furent démontés puis réassemblés en 1968 sur une colline artificielle située sur les rives du nouveau lac.

Visite du temple Abou Simbel

Le grand temple d'Abou Simbel

Une grande partie du temple a été taillée à flanc de colline. La façade extérieure est bordée par quatre grands colosses de 20 mètres de haut. Chacun d'eux représente le roi Ramsès II assis sur son trône et coiffé de la double couronne du royaume. Son siège est orné de statues représentant les dieux, affirmant ainsi son ascension parmi les antiques divinités égyptiennes.

Une ouverture aménagée au milieu des immenses statues permet aux visiteurs de pénétrer au sein du lieu de culte. On y découvre une première chambre bordée de part et d'autres par de gigantesques statues représentant Ramsès le Grand. En parcourant la salle, on se voit transporté dans le temps, dans l'Égypte antique, à travers les hiéroglyphes sculptés sur les murs, louant les nombreuses victoires du grand monarque.

Le Petit temple d'Abou Simbel

Taillé à même la roche, il est voué au culte de Néfertari, la principale Grande épouse du roi, et d'Hathor, déesse de l'amour, de la beauté, de la musique, de la maternité et de la joie.

Sa façade est constituée de six statues colossales du monarque et de sa femme, debout, égaux. Les princes et les princesses sont également présents, représenté en bas-reliefs, réunissant ainsi la famille royale.

À l'intérieur, le roi a fait aménager de gigantesques colonnes où sont taillées des frises montrant la reine honorant la déesse Hathor au cours de cultes et de chants. Les histoires racontées sur ces piliers sonnent ainsi comme une poésie mettant en avant la reine aux côtés du roi, honorant ensemble la déesse de l'amour.

Comment y aller

Les deux lieux de culte sont ouverts dès six heures du matin pour permettre à ses visiteurs d’admirer le mythique lever de soleil sur les prestigieuses statues du roi. On peut s'y rendre soit par la route soit par le lac.

Partir à la découverte de ces sites lors d'une croisière sur le lac Nasser est merveilleux, surtout pour ceux qui aiment prendre le large et naviguer sur une étendue d'eau paisible. Depuis le lac, on peut admirer d’autres temples comme ceux de Qasr Ibrim, d'Amon ou encore d’Ouadi-es-Seboua.

Pour ceux qui ont opté pour le confort des hôtels d'Abou Simbel ou ceux de la ville voisine, Assouan, les temples royaux sont également accessibles par la route. Ils pourront partager un bus touristique en famille tout en admirant la ville et ses merveilles.

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